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FAQ sida et sexualité

Vos questions, nos réponses sur le sida et la sexualité

Suite à notre partenariat avec Sida Info Services, vous avez été nombreux à participer et nous vous en remercions.

Nous avons rassemblé toutes les questions que vous avez posées sur ask.fm/MepMutuelle afin de répondre encore plus à vos attentes et interrogations face au virus du sida et à la sexualité.

 Elles sont classées en 3 rubriques:

  1. Vivre avec le sida
  2. A faire ou ne pas faire
  3. Détection, traitements et autres maladies

 

1. Vivre avec le sida :

  • Peut-on voyager à l'étranger si nous avons le sida ? 

Si vous souhaitez voyager en Europe, aucun souci.
Si vous souhaitez voyager dans d'autres pays, il vaut mieux se renseigner avant de partir car certains pays restreignent l'accès à leur territoire quand on est séropositif.
Cela concerne surtout les demandes de migrations ou de long séjour. Il est assez rare que pour un court séjour cette question soit posée.
Vous trouverez plus d'informations sur voyage à l'étranger avec le SIDA

 

  • Est-ce qu'en 2016 on peut vivre normalement en ayant le sida ? 

En 2016, on peut vivre normalement en étant porteur du VIH. A la nuance près qu'on est porteur d'une infection chronique, qui dure dans le temps car à vie, et que cela suppose un suivi médical et un traitement à vie donc. Mais les traitements sont aujourd'hui plus faciles à prendre, mieux tolérés, et les bénéfices à long terme important et les idées reçues et discriminations que connaissent les personnes vivant avec le VIH continuent d'exister, tant sur le plan relationnel (famille, entourage, amis, partenaire sexuel, partenaire amoureux) que social ou économique (travail par exemple).

 

  • Est-ce que physiquement nous paraissons malades quand nous avons le sida ? 

Il n'y a aucun signe clinique spécifique qui puisse laisser penser qu'on est porteur du VIH, le virus qui provoque le sida.
Seul un test de dépistage permet de le savoir.

 

  • Est-ce que si j'apprends que j'ai le sida, cela annonce : Hôpital tous les jours/semaines/mois? Est-ce que cela se voit physiquement ? Est-ce que cela annonce forcément un décès imminent ou une sorte de délai ? 

Apprendre qu'on est porteur du virus VIH, le virus qui provoque le sida, cela signifie, oui, qu'on va devoir ou pouvoir rentrer dans une prise en charge médicale. Cette prise en charge suppose des rendez-vous réguliers avec le médecin qui vous suit, à l'hôpital ou en ville. Elle sera plus prononcée au départ peut-être mais un suivi (une fois ou deux par an) s'installera par la suite.
Cela ne se voit pas qu'on est porteur du VIH, seul un dépistage par prise de sang (ou autre technique de prélèvement capillaire tel que le TROD ou l'autotest) permet de le savoir. Il n'y a pas de signes cliniques spécifiques d'une infection par le VIH.
Savoir qu'on est porteur du VIH ne signifie pas qu'on va mourir demain, ou après-demain. On peut vivre 20 ans, 30 ans, ou même plus avec le VIH, à la seule différence qu'on est porteur d'une infection chronique, qui nécessite des soins et un traitement en continu. et les traitements actuels permettent même de ne quasi plus être contaminant pour son/sa/ses partenaire(s).

 

  • Combien de temps nous reste-t-il à vivre une fois que nous savons qu’avons le sida ? 

Vous pouvez vivre encore très longtemps une fois que vous savez que vous êtes porteur du virus VIH, le virus qui provoque le sida.
Car si vous êtes diagnostiqué séropositif, donc porteur du VIH, vous pouvez démarrer une prise en charge médicale et un traitement qui réduira la capacité du virus à se développer dans l'organisme et réduira sa capacité à affaiblir le système de défense de l'organisme contre les microbes, qu'on appelle aussi le système immunitaire.
Ce gain sera d'autant plus important qu'on est diagnostiqué tôt après une contamination. D’où l'importance de connaitre son statut sérologique et de faire un test de dépistage régulièrement, surtout si on pense avoir pris un ou des risques.

 

  • Quels sont les conseils les plus pertinents à apporter à un ami porteur du Sida? 

Votre question est très intéressante, et je vous en remercie. Elle est en même temps vaste et large, et ma réponse risque de vous paraître insatisfaisante car il y a tant de portes différentes à ouvrir à partir de là.
     - y a-t-il une demande derrière le fait qu'il vous en ait parlé? Si oui, laquelle : une demande d'écoute, de soutien, d'accompagnement, de conseil?
     - depuis quand le sait-il? Comment le vit-il? A-t-il démarré une prise en charge médicale? Est-il sous traitement?
     - vous sentez-vous, vous, en capacité de répondre à cette demande? Comment avez-vous réagit lorsque cette personne vous en a parlé? Pensez-vous avoir toutes les informations ou aptitudes pour répondre à sa demande ou ses questions? Quels sont les freins ou qu'est-ce qui pourrait vous gêner ou vous déstabiliser vis-à-vis de lui?

 

  • Je trouve qu'on dédramatise le sida aujourd'hui ? Pourquoi ? 

Vous trouvez qu'on dédramatise trop le sida aujourd'hui? Que cela ne fait plus (assez) peur?
Oui, on vit mieux aujourd'hui quand on est séropositif (porteur du virus VIH), les traitements actuels permettent d'avoir une qualité de vie meilleure (traitements mieux tolérés, moins de comprimés à prendre chaque jour... voir peu de risque de transmettre le virus à son/sa/ses partenaires si on est sous traitement et en charge virale indétectable), d'avoir des projets à long terme, d'avoir un enfant... MAIS... dire qu'on est séropositif reste difficile à dire (à son entourage, sa famille, son compagnon ou sa compagne, ses amis, voir des collègues de travail), les discriminations vécues par les personnes atteintes par le VIH restent nombreuses (dans l'entourage ou la famille, dans le milieu du travail, même dans le milieu de soins...), des effets secondaires aux traitements existent encore...
Donc entre espoir et l'envers du décor, pas toujours rose, que choisit-on de voir? un seul? les deux? C’est tout l'enjeu de votre question qui, je l'espère, aura trouvé des éléments de compréhension permettant de mieux saisir les enjeux et difficultés aujourd'hui quand on parle de VIH et de Sida.

 

  • Si on apprend qu'on a le sida doit-on en informer forcément notre entourage ?

Rien n’oblige à parler de sa séropositivité.
Parler de sa séropositivité avec une autre personne peut être un besoin, une envie de partager ses inquiétudes ou ses angoisses, ou juste une façon d’être soi tout simplement, sans devoir cacher sa séropositivité.
Alors à qui le dire ?! A ses amis ? A tous ? Juste à quelques-uns ? Un qu’on aura spécialement choisi ? Faut-il en parler juste dans son couple ? Ou seulement à son frère ?
Les personnes séropositives évoquent des réactions parfois surprenantes de l’entourage : du soutien, de la pitié, du rejet, de la peur. Toutes les réactions sont possibles.
Autant prendre le temps de choisir son interlocuteur, de comprendre pourquoi on a envie de le dire à celui-ci et pas à tel autre.
Si on n’ose pas en parler dans son entourage, il est possible de se tourner vers des professionnels ou des associations qui pourront être les premiers à entendre vos questions ou vos inquiétudes.

 

  • Est-ce que être atteint du VIH est considéré comme un handicap légalement au niveau du travail ? 

Non, être atteint du VIH n'est pas considéré comme un handicap légalement au niveau du travail.
Vivre avec le VIH aujourd'hui, et encore plus quand on est sous traitement et qu'on le supporte bien, permet donc de continuer à travailler normalement.
La qualité de travailleur handicapé est attribuée aux personnes dont les possibilités d’obtenir ou de conserver un emploi sont réduites du fait de l’insuffisance ou de la diminution de leurs capacités physiques (ou mentales).

 

  • Doit-on informer son employeur si nous sommes atteints du VIH ? 

D’un point de vue purement juridique, l'infection par le virus VIH, et plus généralement l’état de santé, fait partie de la vie privée, protégée par l’article 9 du Code civil.
Ce qui signifie qu’une personne est en droit de garder son état de santé secret si elle le souhaite, même face à un médecin du travail.
Il existe deux cas seulement pour lesquels une personne est tenue de révéler son état de santé :
     - le médecin conseil de la Sécurité sociale ;
     - le médecin conseil d’une assurance.

 

  • Y-a-t-il des corps de métier interdits quand on est séropositif (médecin, prof ?!...) 

Légalement, un seul, celui de pilote de ligne. Mais, dans les faits, une multitude d'autres activités sont très souvent barrées pour des motifs à la limite de la légalité.
Donc les métiers que vous citez ne sont pas concernés.

 

  • Bonjour, y a-t-il différents degrés du Sida dont certains sont guérissables et d'autres non ? 

Non, il n'y a pas différents degrés du sida, dont certains seraient guérissables et d'autres non.
Quand on est porteur du virus VIH, donc quand on est séropositif, ce virus peut se développer et faire des dégâts pouvant amener à un stade de l'infection qu'on appelle le sida.
La prise d'un traitement antirétroviral (en général, aujourd'hui, c'est une trithérapie) permet juste de ralentir la progression du virus. Mais ce traitement ne permet pas d'en guérir.
Quand on est porteur du virus VIH, on l'est à vie.

 

  • J'ai peur de faire le test du VIH, est-ce normal ?

il est tout à fait compréhensible d'avoir peur de faire le test du VIH parce qu'on a peur des aiguilles déjà, mais aussi et surtout parce qu'on a peur du résultat. Cette peur peut s'expliquer par des comportements qu'on a pu avoir et qui pouvaient être à risque de transmission du virus VIH ou s'expliquer par des interrogations ou doutes qu'on peut avoir par rapport à ses pratiques, par rapport à ce qu'on a fait avec telle ou telle personne.

 

2. A faire ou ne pas faire :

  • Quand on est petit on joue souvent à l'échange de sang ? Est ce qu'on prend des risques même en étant petits ? 

Si vous n'étiez pas contaminé à l'époque, il n'y a aucun risque, d'autant que les quantités de sang dans ce cas sont infimes.

 

  • Peut-on attraper le sida en embrassant quelqu'un qui a des coupures dans la bouche ?

Il n'y a aucun risque dans la situation que vous évoquez.

 

  • Le préservatif féminin protège-t-il également du sida ? 

Le préservatif féminin protège très bien, tout comme le préservatif masculin, du VIH et des autres IST. Il est également un bon moyen de contraception si on ne veut pas avoir d'enfant.

 

  • Peut-on détecter le VIH d'un bébé pendant la grossesse ?

Il n'y a aucune possibilité de détecter le VIH pendant la grossesse.
La transmission du VIH d’une mère séropositive à son enfant se fait généralement lors du dernier trimestre de la grossesse et essentiellement lors de l’accouchement.
La prise d’un traitement antirétroviral pendant la grossesse, puis par l’enfant pendant ses 6 premières semaines, permet d’amener le taux de transmission à moins de 1%.
Mais l’allaitement peut être un facteur de risque pour le bébé. C’est pourquoi il est déconseillé lorsque cela est possible.

 

  • Suffit-il d'un seul contact (sang, peau etc.) pour attraper le virus ? 

Un contact de sang sur une peau saine ne présente aucun risque d'attraper le virus VIH, le virus qui provoque le sida.
Pour que le virus passe d'une personne à une autre, il faut qu'une des deux personnes soit porteuse. Et ensuite qu'il y ait un contact direct entre deux zones facilitant le passage (muqueuses [bouche, gland, vagin, anus...] ou plaies) et la présence d'un liquide dans lequel le virus peut être présent (sang, sécrétions sexuelles, lait maternel), en l'absence de mesure de protection.
Mettre en contact une bouche avec un gland, avec présence de liquide pré-séminal (liquide avant le sperme), là on est dans une situation favorable à la transmission du virus VIH d'une personne à l'autre.
La peau est une barrière naturelle contre le virus VIH. Mettre en contact une peau saine avec une plaie ouverte, donc présence de sang, n'est donc pas une situation à risque de transmission du virus VIH (il manque une condition, d'avoir une porte d'entrée de l'autre côté).

 

  • Si nous sommes tous les deux séropositifs doit-on continuer de se protéger ? 

Si vous êtes tous les deux séropositifs au VIH, vous devrez continuer à vous protéger si vous n'êtes pas tous les deux sous traitement ET tous les deux avec une charge virale indétectable (l'une avec une charge virale détectable et l'autre en charge indétectable, ou tous les deux en charge virale détectable). Une sur-contamination peut survenir avec le virus de votre partenaire et cela peut engendrer des complications dans vos prises en charge respectives.
Si vous êtes tous les deux sous traitement ET tous les deux avec une charge virale indétectable depuis plusieurs mois, sans autre IST, le risque de transmission entre vous devient quasi nul.

 

  • L'utilisation d'un préservatif est-il suffisant pour se protéger ? 

Lors d'un rapport sexuel, si vous utilisez un préservatif (préservatif masculin ou préservatif féminin), et qu'il n'y a pas d'accident avec ce préservatif (rupture, glisse et part...), il n'y a aucun risque pour vous et votre partenaire de contracter le virus VIH (si l'une des deux personnes en est porteuse).
Le préservatif est aussi suffisant pour se protéger face à un risque de grossesse ou face aux autres IST (infections sexuellement transmissibles).
Attention : on utilise soit un préservatif masculin soit un préservatif féminin, mais pas les deux en même temps!

 

  • Si une personne est séropositive est-ce que je dois mettre le préservatif même pour une fellation ? 

La fellation est une des pratiques à risque de transmission du virus VIH, mais aussi d'autres infections sexuellement transmissibles (IST). Il peut donc être recommandé d'utiliser un préservatif, y compris pour la fellation.
Le risque est plus important pour la personne qui suce, en raison d’un contact entre le sperme ou le liquide pré-séminal et la muqueuse de la bouche pour celui/celle qui suce.
Si la personne séropositive est sous traitement et en charge virale indétectable, OU si elle est sous traitement mais en charge virale détectable, OU si elle est en primo-infection (dans les semaines suivant sa contamination), OU si elle ne prend pas de traitement... le niveau du risque sera apprécié de manière différente.
Dans la mesure où peu de personnes apprécient l’utilisation d’un préservatif pour la fellation, la question de savoir s’il faut se protéger ou non ne peut que se décider de manière individuelle. Si vous décidez de ne pas protéger vos fellations, il est recommandé d’effectuer un test de dépistage tous les 6 mois.

 

  • Peut-on avoir un bébé en ayant le sida ? 

Oui, il est possible d'avoir un bébé même en étant porteur du virus VIH (donc même si on est séropositif).
La transmission du VIH d’une mère séropositive à son enfant se fait généralement lors du dernier trimestre de la grossesse et essentiellement lors de l’accouchement.
La prise d’un traitement antirétroviral pendant la grossesse, puis par l’enfant pendant ses 6 premières semaines, permet d’amener le taux de transmission à moins de 1%.

 

  • Peut-on allaiter sans transmettre le sida ? 

Lorsqu'on est une femme, porteuse du virus VIH (séropositive), on peut avoir un enfant.
La prise d’un traitement antirétroviral pendant la grossesse, puis par l’enfant pendant ses 6 premières semaines, permet d’amener le taux de transmission à moins de 1%.
Mais l’allaitement peut être un facteur de risque pour le bébé car le virus peut être présent dans le lait maternel. C’est pourquoi il est déconseillé d'allaiter.

 

  • Y-a-t-il des risques à faire l'amour sans préservatif sachant qu'au préalable les deux personnes ont fait des tests (résultat négatif) et que la fille prend la pilule ? 

Dans la situation que vous décrivez, et en l'absence d'autre(s) partenaire(s) sexuel(s) sur la période concernée, il faut juste savoir si vous avez respecté le délai au moment du test de dépistage (de 6 semaines, pour une prise de sang - 3 mois, pour un TROD ou un autotest). C’est-à-dire que depuis que vous êtes ensemble, vous avez toujours eu des rapports protégés avant de faire un test de dépistage et qu'ensuite seulement vous avez continué à faire l'amour, sans préservatif cette fois? si la réponse est "oui", alors il n'y a aucun risque de transmission du VIH (ni, pour la fille, de tomber enceinte).

 

  • Peut-on attraper le sida en pratiquant l'anulingus ? 

On ne peut pas attraper le sida en pratiquant l'anulingus.
Par contre, on peut contracter d'autres infections (sexuellement transmissibles ou autres) lors d'un anulingus. Comme une hépatite A par exemple.

 

  • Doit-on changer de préservatif si nous avons un rapport avec une personne atteinte du VIH  (ex: entre la fellation et la pénétration) 

Que vous ayez un rapport avec une personne atteinte du VIH ou pas, il n'est pas nécessaire de changer de préservatif entre une fellation et une pénétration.
Par contre, il est important de changer de préservatif si on change de type de pénétration (vaginale puis anale, ou l'inverse) car les micro-organismes présents à chacun de ses endroits sont très différents et peuvent provoquer des désagréments entre eux si on change d'orifice sans changer de préservatif.

 

  • Les animaux peuvent-ils être infectés par le VIH et peuvent-ils transmettre le virus ? 

Les animaux peuvent avoir un virus qui ressemble au VIH que nous connaissons chez l'homme. Mais ce n'est pas le même virus. Il n'y a donc aucun risque que ce virus se transmette à l'homme, et inversement (transmission du VIH de l'homme vers l'animal).

 

  • Je ne comprends pas la différence entre avoir le VIH et avoir le sida ? 

Le VIH est le Virus de l'Immunodéficience Humaine. Ce virus provoque une infection qui se caractérise par un dérèglement et un affaiblissement du système de défense de notre organisme face aux microbes.
Un des stades de développement de l'infection s'appelle le Sida (Syndrome de l’Immunodéficience Acquise). Ce terme signifie donc que l'origine de cette infection n'est pas innée (génétique par exemple) et qu'il n'y a pas de symptômes spécifiques de ce stade de l'infection.
Donc si je résume : le VIH est la cause, le Sida une conséquence de la présence du virus VIH dans le corps humain.

 

  • Quels sont les risques lors d'un tatouage ? D’un piercing ? 

Les risques de transmission d'agents infectieux lors d'un tatouage ou un piercing concernent plus les virus des hépatites B et C, que celui du VIH. Aucun cas de contamination par le VIH n’a jamais été observé lors d’un tatouage ou piercing.
L’infection peut aussi être due à des microbes présents sur le matériel. Ces micro-organismes peuvent provenir :
     - d’un client précédent, par exemple si le tatoueur utilise un matériel mal stérilisé,
     - des surfaces avec lesquelles ce matériel aura été en contact,
     - des mains du tatoueur.
Vous trouverez plus d'informations sur " comment choisir son tatoueur" ou " comment choisir son perceur"

 

  • Est-ce que le sida des animaux est transmissible ?

Le sida des animaux n'est pas transmissible à l'homme. Donc même si votre chat là, il n'y a aucun risque pour vous même.

 

  • Doit-on porter un préservatif féminin pour un doigté pour ne pas attraper le sida ?

Que ce soit pour un doigté ou une autre pratique sexuelle, il est intéressant de considérer les IST (Infections sexuellement transmissibles) et pas uniquement le VIH/Sida (qui en est une aussi). Car la plupart des autres IST se transmettent plus facilement que le VIH/Sida.
Pour revenir à votre question plus spécifiquement, si votre doigt est intact (sans saignement) au moment de l'acte, vous n'avez pas besoin d'utiliser un préservatif (masculin ou féminin).
Si vous choisissez l'utilisation d'un préservatif féminin, cela permettra dans ce cas de varier les plaisirs et sensations et donc cette stimulation pourra être source d'un plaisir différent pour les personnes (celle qui fait et celle qui reçoit). Ce qui peut être aussi un des buts recherché au travers de cette pratique.

 

  • Y-a-t-il des pratiques sexuelles qui mettent plus en danger que d'autres ?

Lors d'une relation sexuelle, ce sont surtout les contacts bouche-sexe (fellation ou cunnilingus) et les pénétrations (vaginales ou anales) qui sont à risque de transmission du VIH.
D'autres IST peuvent se transmettre par simples frottements des muqueuses génitales ou le baiser.
Mais les caresses sont totalement inoffensives :-)

 

3. Détection, traitements et autres maladies

  • Y-a-t-il une sorte de pilule du lendemain du sida ? 

Il n'y a pas de pilule du lendemain au sens strict du terme pour le sida mais il existe un dispositif qui permet de réduire un risque de transmission après une prise de risque. cela s'appelle le TPE. C'est une trithérapie qui peut être prescrite aux urgences d'un hôpital, après un entretien médical avec un médecin référent.
Vous trouverez plus d'informations pour agir contre un risque face au SIDA

 

  • Sans traitement, en combien de temps l’infection à VIH évolue-t-elle vers le sida ? 

En plusieurs années. Mais il n'est pas possible de répondre avec plus de précision à cette question.
Tout va dépendre de la virulence du virus que vous avez contracté, de la manière dont votre corps et votre système immunitaire en particulier va réagir, de votre mode de vie... beaucoup de paramètres à prendre en compte qui ne permettent pas de donner une réponse unique plus tranchée.

 

  • Est-ce que le sida engendre d'autres maladies comme le cancer ? 

L'infection par le VIH peut favoriser ou accentuer ou provoquer l'apparition de certaines formes de cancers :
     - des cancers de la peau, qui peuvent être des conséquences de leur infection par le VIH;
     - des cancers intimes (col de l'utérus par exemple, ou anal), qui peuvent être des conséquences d'IST pas diagnostiquées et/ou pas ou mal traitées, et dont l'infection par le VIH aura favorisé l'émergence et le développement;
     - d'autres cancers liés aux effets secondaires des traitements.

 

  • Quels sont les cancers qui peuvent toucher les malades du sida ? 

Plusieurs formes de cancers peuvent toucher les malades du sida.
     - des cancers de la peau, qui peuvent être des conséquences de leur infection par le VIH;
     - des cancers intimes (col de l'utérus par exemple, ou anal), qui peuvent être des conséquences d'IST pas diagnostiquées et/ou pas ou mal traitées, et dont l'infection par le VIH aura favorisé l'émergence et le développement;
     - d'autres cancers liés aux effets secondaires des traitements.

 

  • Y-a-t-il un traitement préventif contre sida ? 

Il n'y a pas de traitement préventif dans le sens d'empêcher totalement une contamination.
Il existe par contre deux possibilités dont vous avez peut-être entendu parler ces derniers jours : le TPE et la PREP.
Le TPE est un traitement qu'on peut prendre dans les 48h suivant une prise de risque, après une consultation médicale aux urgences.
La PREP est un traitement qui peut se prendre avant un rapport sexuel et réduire très fortement le risque de transmission, si on a des rapports avec une personne séropositive et qu'on ne met pas systématique de préservatifs. Mais son accès est très restreint et encadré.

 

  • Existe-t-il des limites dans les examens actuels de détection du virus ? 

Les seules limites qui existent dans les examens actuels de détection du virus résident dans le respect du délai. Car avant d'être détecté dans l'organisme, il faut que le virus commence à se développer, que le système immunitaire se mette en action face à l'entrée du virus... et cela prend quelques semaines.
Donc même si des améliorations peuvent encore arriver dans les années à venir sur ce délai, il restera un temps incompressible pendant lequel on ne pourra pas détecter la présence du virus.
Pour mémoire, à ce jour, il faut respecter un délai de 6 semaines entre une prise de risque et un test de dépistage par prise de sang pour que le résultat soit fiable à 100% Et 3 mois pour les TROD ou les autotests.

 

  • Les personnes infectées par le VIH deviennent-elles obligatoirement malades du Sida ? 

Les personnes infectées par le VIH ne deviennent pas obligatoirement malades du sida.
Si elles bénéficient d'un traitement, que ce traitement est bien supporté et toléré par la personne, il y a même de fortes chances pour que la personne n'arrive jamais au stade sida (avec les traitements actuels).
Mais ces traitements peuvent avoir des effets secondaires et on peut changer plusieurs fois de traitement au cours de sa vie, car le virus s'adapte et des résistances au traitement arrivent. Mais les traitements actuels sont de mieux en mieux tolérés, sont de plus en plus efficaces.

 

  • Qu'est-ce que les traitements anti-VIH apportent au quotidien ? 

Les traitements anti-VIH apportent au quotidien plusieurs choses :
     - ils sont plus faciles à prendre : ils sont constitués de moins de comprimés qu'il y a quelques années, et on se retrouve le plus souvent avec un à trois cachets à prendre une fois par jour.
     - leur effet sur le virus VIH : en réduisant la capacité du virus à se multiplier dans l'organisme, il ne peut plus perturber et affaiblir le système immunitaire, notre système de défense contre les microbes. On parle même charge virale indétectable pour dire que le virus reste présent mais en très faible quantité, ce qui réduit d'autant le risque de contaminer son/sa/ses partenaire(s).
     - la qualité de vie des personnes : le bénéfice pour la santé physique de la personne permet de conserver son travail, de pouvoir faire des projets à long terme, etc.

Mais cela n'a aucune influence sur les idées reçues et les discriminations que connaissent les personnes vivant avec le VIH restent nombreuses, tant d'un point de vue familial, sentimental, sexuel que social ou économique (par rapport à l'emploi par exemple)...

 

  • Existe-t-il d'autres voies de transmission du virus que sanguine, sexuelle ou materno-fœtale? 

Vous avez bien résumé les voies de transmission possibles du virus VIH. Il n'y a pas d'autres voies de transmissions possibles.

 

  • Merci pour toutes ces informations. Le traitement antirétroviral dont vous parlez, peut-il avoir des effets secondaires sur le fœtus ? 

Le traitement antirétroviral donné à un enfant n'est pas le même que celui donné à un adulte. Il peut y avoir des effets secondaires, car ces traitements sont chimiquement forts. Mais il ne peut pas y avoir d'effets secondaires sur le fœtus, durant la grossesse.

 

  • En 2015, réellement, ou en est-on au niveau de la recherche sur les remèdes et traitements contre le Sida ? 

En 2015, on dispose d'un éventail large de combinaisons de traitements permettant de mieux vivre avec le VIH.
Mais ces traitements, le plus souvent des trithérapies, ne permettent pas de guérir, juste de réduire la capacité du virus à se développer et faire des dégâts au niveau du système immunitaire. Mais aussi réduire très fortement la probabilité de transmettre le virus à son/sa/ses partenaire(s).
La recherche continue pour trouver un remède. Mais il n'y a aucune solution à ce jour permettant d'en guérir.

 

  • Est-ce qu’il y a des chances de rémission totale si on détecte le virus très tôt ? 

A l'heure actuelle, il n'y a pas de rémission totale du virus VIH. Même si on le détecte tôt.
Le traitement permet juste de réduire la capacité du virus à se développer dans le corps et à faire des dégâts. Mais on n'en guérit pas.
Par contre, plus on le détecte tôt, mieux c'est pour la personne car elle pourra démarrer un traitement tôt et gagner en qualité de vie. D'où l'importance de faire un test de dépistage régulièrement, au moins une fois par an (ou tous les six mois si on a souvent de nouveaux partenaires).

 

  • Est-il possible de faire un test de dépistage en pharmacie ? 

Il est possible d'acheter en pharmacie un autotest, qu'on va ramener chez soi et faire tranquillement à la maison.
Ce test est vendu entre 25 et 30 euros et n'est pas remboursé par la Sécurité sociale.
Il est peu probable qu'un pharmacien vous laisse réaliser cet autotest directement dans son officine, il est conseillé au contraire d'être dans un endroit calme et serein pour réaliser ce test.
Découvrez notre vidéo sur l'autotest de dépistage du SIDA 

 

  • Quand les tests en pharmacie vont-ils sortir ? 

Si vous pensez aux autotests, qu'on peut acheter en pharmacie et faire seul chez soi, ils sont en vente en pharmacie depuis le 15 septembre dernier.
Ils sont vendus entre 25 et 30 euros (le test), et ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale.
Ces tests peuvent aussi s'acheter sur Internet et vous les recevez à la maison directement.  Vous trouverez à cette adresse une liste non exhaustive de sites vendant des autotests.
Attention : pensez à vérifier que les tests vendus disposent de la norme de qualité CE (certification européenne).
Si vous achetez un autotest en pharmacie et souhaitez en savoir plus sur la manipulation à réaliser une fois chez vous, vous pouvez visionner ces vidéos.

 

  • Est-Il possible de détecter une infection du sida sans faire les tests?

Il est très difficile de détecter une infection par le virus VIH, le virus qui provoque le sida, sans faire de tests.
Il n'y pas de signes cliniques ou de symptômes spécifiques d'une contamination par ce virus. Si des symptômes apparaissent, grosso modo, ce sont des symptômes qui s’apparentent à ceux développés lors d’une infection par le virus de la grippe : fièvre, fatigue, état fébrile, douleurs articulaires et musculaires... donc d’une certaine manière – malheureusement – ce ne sont pas des symptômes spécifiques au VIH.

La seule manière de savoir si on est porteur du virus VIH, c'est donc de faire un test de dépistage.
Si vous pensez avoir pris un risque il y a mois de 48h, vous trouverez plus d'informations ici.
Si vous voulez connaitre le centre de dépistage anonyme et gratuit le plus proche de chez vous, vous pouvez trouver l'adresse ici.

 

  • Peut-on faire un test HIV 24 h après un rapport sexuel ? 

Il n'est pas possible de faire un test de dépistage pour le VIH (ou le HIV) 24h après un rapport sexuel.
Après un rapport sexuel, il faut attendre 6 semaines entre ce rapport sexuel et votre test de dépistage pour avoir un résultat fiable à 100%. Autrement dit, si vous allez faire un test de dépistage aujourd'hui, vous saurez avec certitude où vous en étiez mi-octobre. Si vous avez eu un rapport sexuel hier, vous aurez un résultat fiable à 100% en faisant un test de dépistage mi-janvier prochain.

Si vous pensez avoir pris un risque au cours de ce rapport sexuel (capote qui a craqué ou oubli de mettre une capote par exemple), vous pouvez ne pas attendre et vous rendre le plus vite possible (le mieux, dans les 4h qui suivent, mais dans les 48h maximum) dans un service d'urgences (à l'hôpital donc) pour consulter en vue d'un TPE (traitement post-exposition).
Si vous pensez avoir pris un risque il y a mois de 48h, vous trouverez plus d'informations ici.
Si vous voulez connaitre le centre de dépistage anonyme et gratuit le plus proche de chez vous, vous pouvez trouver l'adresse ici.

  • Peut-on effectuer des analyses au sein d'un laboratoire en demandant un test "VIH" sans ordonnance du médecin? Ou l'ordonnance est-elle obligatoire? 

Vous pouvez très bien demander un test "VIH" sans ordonnance dans un laboratoire.
Si vous n'avez pas d'ordonnance d'un médecin, l'examen réalisé par le laboratoire sera entièrement à votre charge financièrement parlant. Vous ne pourrez pas être remboursé par la Sécurité sociale.
Si vous avez une ordonnance d'un médecin, cet examen, ce test, vous sera remboursé à 100% par la Sécurité sociale.

Votre bilan de santé

Il est important de prendre soin de soi. N'oubliez pas de réaliser votre bilan de santé !

La MEP vous informe des démarches à suivre.

Les enquêtes de santé emeVia

La MEP, associée aux mutuelles étudiantes de proximité, réalise tous les deux ans une grande enquête nationale sur la santé des étudiants.