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Addictions

L’addiction est une dépendance à l’égard de quelque chose. On parle ici d’addiction aux produits psycho-actifs qui sont des produits qui ont une action sur le cerveau.

Alcool

L’alcool est une substance psycho-active qui agit sur notre système nerveux central.

L’alcoolémie : C’est le taux d'alcool qui est dans le sang. Il est proportionnel à la quantité d'alcool ingérée, c’est à dire que l’on a bue. Attention, elle peut être évaluée en g/l dans le sang ou en mg/l d’air expiré. L’alcoolémie atteint son maximum au bout d’une heure si on consomme de l’alcool lors d’un repas. En revanche, si on boit à jeun, l’alcoolémie maximale sera atteinte au bout d’une demi-heure.

Le taux d'alcoolémie varie en fonction des personnes et du contexte. Il n’y a pas de “trucs” pour réduire son taux d’alcoolémie. Pour que celui-ci diminue, il faut attendre. Douche froide, café, bol d’air frais : ces méthodes ne permettent que d’avoir la sensation de se réveiller un peu.

De même, vomir ne fait pas descendre son alcoolémie, l’alcool étant déjà dans le sang.Le plus simple pour mesurer son taux d'alcoolémie est d'utiliser un éthylotest avant de prendre le volant. Il faut utiliser un éthylotest 1/2 à 1 heure après avoir bu son dernier verre, car c'est à ce moment que le taux d'alcoolémie est à son maximum.

La notion d’équivalence :

 

10cl de vin 25cl de bière 3cl de whisky 8cl dapéritif

 

10 cl de vin

 

25 cl de bière

 

3 cl de whisky

 

8 cl d'apéritif

 

Tous ces verres contiennent la même quantité d’alcool. En effet, pour un verre standard, c’est à dire pour les quantités servies dans les cafés, la quantité d’alcool sera identique quel que soit le verre d'alcool.

10cl de vin à 12,5% = 25cl de bière à 5% = 3cl de whisky à 40% = 8cl d'un apéritif à 16%

Pas tous égaux devant l'alcool :

Les femmes :

Les femmes, sont plus sensibles à l’alcool en raison de différences physiques. A poids égal, une femme aura plus de tissus graisseux (l’alcool ne s’y diffuse pas). 
A consommation identique, le taux d’alcoolémie de chacun sera différent selon le poids. A consommation égale, plus le poids est important, plus le taux d’alcoolémie est faible.

L’habitude :

La consommation régulière d’alcool provoque une augmentation de la vitesse d’élimination du fait de l’adaptation des enzymes hépatiques (enzymes du foie). Donc l’alcoolique chronique atteint moins vite l’état d’ivresse.

L’état du moment

Une personne fatiguée ou déprimée supportera beaucoup moins bien l’alcool. Les effets seront décuplés et plus rapides.

En fonction du contexte :

Au cours d’un repas : à jeun, l’alcool passe plus rapidement dans le sang et ses effets sont plus importants. En effet, quand il y a de la nourriture dans l’estomac, le passage au travers des parois est ralenti.

La vitesse d’absorption

Lorsque l’on boit beaucoup d’alcool en peu de temps, le foie ne peut pas suivre le rythme et le taux d’alcoolémie monte très haut. C’est pourquoi, il vaut mieux boire lentement, prendre l’habitude de poser son verre par exemple.

L'absorption et l'élimination de l'alcool :

L’alcool n’est pas digéré, mais circule dans l'organisme en passant par différents organes : la bouche, l'œsophage, l'estomac, l'intestin. Il se diffuse au travers des parois de l’estomac (25%) et intestinale (75%) sans subir de transformations digestives.

Rapidement, il apparaît dans le sang et se répand dans tout l'organisme, il parvient au foie en particulier et dans notre cerveau.

5% de l'alcool absorbé est évacué par la sueur, les urines (ce qui entraîne une déshydratation, donc quand on a réellement soif, boire une boisson non alcoolisé est beaucoup plus judicieux) et l'air expiré (d’où l’éthylotest) sans qu'il ait subi de modifications biochimiques.

Le reste, 95%, est pris en charge par le foie qui transforme l'alcool. C’est donc lui qui a le rôle principal dans l’élimination de l’alcool de notre sang.

Attention ! Les cellules hépatiques sont débordées au-delà de 2.5 grammes par litre de sang par jour avec risque de coma au-dessus de 3 grammes.
Au niveau de l'intestin, il traverse les parois et arrive dans le sang.

L'action au niveau de notre cerveau :

L’alcool agit au niveau des centres de contrôle supérieurs et des centres de la cognition, de l'humeur et de l'anxiété. Il entraîne des effets désinhibiteurs, anxiolytiques, antidépresseurs, anesthésique et euphorisant mais également des troubles des réflexes, de la vision, de l'équilibre et du jugement.

L'action au niveau de notre foie :

L'alcool est un toxique puissant pour les cellules hépatiques. Cette toxicité est réversible pour de faibles consommations mais pour les fortes, l'alcool détruit les cellules et conduit à la cirrhose qui peut être mortelle, le foie n'assurant plus son rôle de filtre sanguin.

L’alcool au volant : attention à ne pas perdre le contrôle !

Les jeunes paient un lourd tribut à l’alcool au volant ou à moto, ce sont cette fois les alcoolisations conviviales qui sont les plus concernées. Les accidents de la route constituent la première cause de mortalité chez les jeunes âgés de 15 à 25 ans :

  • Plus de la moitié de ces accidents ont lieu la nuit.
  • Plus de la moitié de ces accidents ont lieu le week-end.

La consommation d’alcool diminue la vigilance, rétrécit le champ visuel, modifie les perceptions sensorielles, réduit les réflexes et augmente le temps de réaction du conducteur ce qui l’amène à sous-évaluer les risques, à surestimer ses capacités et à transgresser les interdits.

Comment faire ?

Après une soirée, se tester à l’aide d’un éthylotest permet de savoir si on peut prendre le volant ou non. L’idéal est d’attendre que son taux d’alcoolémie diminue.

On peut aussi se faire raccompagner par un ami ou quelqu’un qui n’a pas consommé d’alcool, prendre un taxi ou un moyen de transport en commun (s’il n’est pas trop tard ou trop tôt !) En dernier recours, on peut également choisir de dormir sur place, éventuellement dans son véhicule.

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Contacts utiles:

  • ECOUTE ALCOOL au 0 811 91 30 30
  • ANPAA 04 : 04 92 83 77 19 
  • ANPAA 05 : 04 92 53 87 66 
  • ANPAA 06 : 04 93 62 62 10
  • ANPAA 13 : 04 91 84 07 71 
  • ANPAA 30 : 04 66 29 25 13 
  • ANPAA 34 : 04 99 77 10 77 
  • ANPAA 83 : 04 94 92 53 48 
  • ANPAA 84 : 04 90 13 37 50

Tabac 

Le tabagisme est une toxicomanie résultant de l'accoutumance ou assuétude à l’un ou l’autre des produits fabriqués à partir des feuilles de tabac : cigarettes, cigares, tabac à pipe, tabac à priser et à chiquer, nicotine…

Problèmes de santé causés ou aggravés par l'exposition à la fumée du tabac :

Le tabagisme réduit l’espérance de vie de 10 ans, en moyenne, comparativement aux non-fumeurs. Il est l’un des principaux facteurs de risque de nombreuses maladies.

Voici les plus courantes :

  • Hypertension.
  • Maladies cardiovasculaires, accident vasculaire cérébral (AVC) : les fumeurs courent 70 % plus de risque de mourir d'une maladie coronarienne que les non-fumeurs. L’artériosclérose peut aussi toucher les artères des jambes et entraîner de la claudication intermittente. Une chirurgie ou une amputation est parfois nécessaire.
  • Bronchite chronique et emphysème, pouvant entraîner une insuffisance respiratoire ou cardiaque.
  • Cancers : cancer du poumon, de la bouche, de l’œsophage, de la vessie, etc.
  • Dysfonction érectile : deux fois plus de risque chez les fumeurs que chez les non-fumeurs.
  • Ulcère gastroduodénal : la nicotine élève la sécrétion d’acide dans l’estomac. Cette sécrétion accrue d’acide peut aussi aggraver les symptômes du reflux gastro-œsophagien.
  • Pendant et après la grossesse, risques accrus : fausse couche, complications durant la grossesse, nouveau-né prématuré, syndrome de mort subite du nourrisson.

Vous voulez arrêter de fumer, que faire ?

Votre décision est prise, quelques conseils pour vous aider :

  • Quel est le bon moment selon vous ? Un jour clé pour démarrer, premier jour des vacances ou du mois par exemple.
  • Essayer d’arrêter à plusieurs, avec un(e) ami(e), son conjoint, est plus motivant et stimulant ! Vos amis peuvent vous aider à ne pas craquer en vous soutenant, vous encourageant.
  • Prendre de la vitamine C durant quelques jours, si on se sent fatigué ou déconcentré, peut aider à se sentir mieux. 
  • Des mécanismes de compensation peuvent être mis en place : boire un verre d’eau ou manger un fruit lorsque l’envie de cigarettes est trop forte, trouver une occupation (télévision, balade, etc.)
  • Se dépenser un peu plus, faire du sport, permet de retrouver la forme !
  • En soirée, être actif, discuter, danser, permet de penser à autre chose.
  • Utiliser le budget « clopes » pour se faire des cadeaux afin de se récompenser, cela aide à prendre conscience de l’argent économisé.
  • Les boissons excitantes comme l’alcool ou le café sont déconseillées pendant cette période.
  • Pour réussir, se préparer, se documenter : guide pratique, consultation site Internet, etc.
  • Voir son médecin et/ou un tabacologue.

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Cannabis

Le Cannabis est une plante, appelée également chanvre, qui existe sous différentes formes. Elle contient plusieurs substances psycho-actives dont la principale est une molécule active : le THC (Tétrahydrocannabinol).

Que ressent-on lorsque l’on a consommé du cannabis ?

Les effets varient d’une personne à une autre, en fonction de la quantité consommée mais aussi, pour une même personne, selon le contexte de sa consommation, la concentration du produit ou la qualité :

  • Sensation de détente, légère euphorie, plaisir, envie spontanée de rire, somnolence.
  • Augmentation du rythme du pouls (palpitations).
  • Ralentissement des réflexes ou excitation.
  • Stimulation de l’appétit, bouche sèche, yeux rouges.
  • Modification de la perception et de l’attention.
  • Désinhibition légère.

A long terme, la consommation de cannabis expose à un risque accru de cancers, à une dépendance psychique voire physique, à des troubles de la mémoire et de la concentration et au syndrome « amotivationnel » (ralentissement de la pensée, déficit de l’activité, indifférence affective, désintérêt).

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Votre bilan de santé

Il est important de prendre soin de soi. N'oubliez pas de réaliser votre bilan de santé !

La MEP vous informe des démarches à suivre.

Les enquêtes de santé emeVia

La MEP, associée aux mutuelles étudiantes de proximité, réalise tous les deux ans une grande enquête nationale sur la santé des étudiants.